vendredi 26 mai 2017

G_R_FF_T_ DR_W_NGZ

Au fil des ans, mon travail s'est énormément épuré mais, en réalité, j'ai toujours été très excité par les couleurs et la peinture, au point que quand j'en ai entre les mains, je ne peux pas m'empêcher de jouer avec, littéralement. 

Éclaboussures, coulures, tâches, pâtés, textures, et incessants repentirs, d'innombrables pages de carnet et supports en tous genres ont ainsi souffert de mes multiples assauts colorés incontrôlés, ce qui les a bien souvent mené droit à la corbeille, car ces sauvages expérimentations se terminaient en un dégueulis informe et irrattrapable... Ce qui explique pourquoi je me suis tourné vers un travail plus aéré et allégé, afin de me contenir et de foncer un peu moins la tête droit dans le mur.

Cependant, mes projets et essais de ces dernières semaines m'ont ramené à cette période très "graffiti" que j'ai eue il y a une dizaine d'années, et tout cela a fait renaître des choses que j'avais remisées, tant au niveau graphique que pictural, et même des concepts. Il y a 10 ans, le graffiti et le street art étaient des grandes sources d'inspiration pour moi, et ont même été des voies que je voulais embrasser même si, pour diverses raisons, je n'avais pas franchi le cap.


Tous les dessins : Sans titre (graffiti drawingz), acrylique sur papier,  210 x 297 mm, 2017

Au final, ma production actuelle oscille entre une grande épuration graphique, suite logique de mon évolution, et un retour de mon goût immodéré pour la peinture giclée en veux-tu en voilà.

Mais pourquoi j'écris tout ça? Pourquoi je ressens toujours le besoin de m'expliquer? De me justifier? De tout détailler comme de peur de ne pas être compris? Et d'ailleurs, qui lit ça? On s'en fout non? Les gens veulent juste voir les images, ils se foutent du procédé et de mon parcours, hein? Hein? S'il vous plaît, aidez-moi, maudits mammifères.

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