mardi 13 juin 2017

Back to the Camino

L'année dernière, j'ai tenté le pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle, au départ de Tours. 


Malheureusement, environ 3 semaines après mon départ, j'ai renoncé à mon projet d'atteindre Compostelle en un été et je suis rentré chez moi. Plusieurs éléments ont joué contre moi, et leur accumulation a réellement fini par plomber mon voyage (voir l'article de l'année passée, où j'expose copieusement ces problématiques).


Une chose dont je n'avais pas encore parlé, par contre, ce sont les conséquences de mon début de pérégrination. En effet, si j'ai eu tellement de mal à me traîner, c'est parce que j'avais de réelles blessures: des déchirures musculaires aux deux genoux. Ces lésions ont sans aucun doute été créées dès le premier ou deuxième jour de marche, et puis j'ai continué dessus, ce qui n'a pas dû arranger les choses.


Voilà qui expliquait, en tout cas en partie, pourquoi j'éprouvais autant de douleurs et de fatigue en cours de route, et pourquoi, après mon retour, j'ai eu des réelles douleurs dans les jambes et des difficultés à me déplacer pendant plusieurs jours. 

Mais ça ne m'a pas découragé, et j'ai décidé de repartir cette année. J'ai tiré les enseignements de mon ratage de l'été dernier et, en complément de pas mal de séances de kiné (car il fallait bien corriger les dégâts de l'an dernier, ainsi que 2 ou 3 trucs sous-jacents insoupçonnés qui ont pu / pourraient poser problème), j'ai suivi une préparation beaucoup plus sérieuse. En fait, il était difficile de faire pire que l'année dernière, où j'avais juste marché 2 ou 3 fois à vide avant mon départ...


Pour commencer, je me suis ré-équipé avec du bien meilleur matériel, essentiellement afin de limiter au maximum le poids du sac, et j'ai également consenti à faire des (gros) sacrifices concernant ce que je mettais dans mon sac (par exemple, je n'ai pas pris de sac de couchage, mais un "simple" sac à viande... C'est plus limité en terme d'usage et d'isolation, mais c'est deux fois plus léger). Quant au sac, je me suis limité à une capacité de 35 litres, ce qui est suffisant (et conseillé) pour une telle randonnée en été. Et mine de rien, 35 litres, ça peut vite être rempli, ce qui oblige d'autant plus à bien réfléchir à ce qu'on prend.

Ensuite, j'ai marché un bon 200 km avant de partir. Au rythme de 2 ou 3 marches d'environ 10 km par semaine (parfois plus), sac rempli sur le dos. Ce qui permet de faire coup double : 1) on amène et habitue son corps à l'effort et, 2) ça permet de se rendre compte du poids du sac et de son réglage, et de rectifier ces paramètres en fonction. J'ai ainsi marché avec mon sac selon plusieurs configurations, afin de bien mesurer l'impact de ce que j'avais sur le dos, et voir je me sentais capable de l'endurer sur le long terme. Même si l'idéal aurait été de marcher TOUS les jours, ça reste une bien meilleure mise en condition que ne rien faire. 


Après plusieurs essais, j'ai donc trouvé une bonne combinaison de matériel tout en ayant un poids acceptable sur le dos. Sans nourriture et sans eau, juste le poids du sac et de son contenu, mon "baluchon" pèse à peu près 6 kilos et demi. Avec eau et nourriture en plus, ça montera entre 8 et 9 kilos selon les provisions embarquées mais, en principe, ça ne sera jamais plus lourd que ça. J'aurais pu soulager mon sac de quelques centaines de grammes (ça peut sembler dérisoire "quelques centaines de grammes", mais je vous assure que ça fait une vraie différence qui se ressent une fois le sac sur le dos), mais je tenais vraiment à embarquer certaines choses, dont du matériel de dessin,

Enfin, il est une chose que cette mise en forme a apporté sur un plan plus artistique : la naissance et la mise en route du projet "mini-graffitis" (commencé "Countryside Graffitis"). Un projet qui explique pourquoi je tiens tant à emporter du matériel de dessin assez lourd pour un sac de pèlerin, car je souhaite le poursuivre durant mon voyages (et mes futurs voyages et déplacements en général).


En conclusion de tout cela, le RDV est pris : je prends l'avion demain. Je donnerai des nouvelles de mon pèlerinage via mon compte Twitter. Pour tout ce qui est dessin ou mini-graffitis, ça continuera sur ma page Instagram.


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