J'ignore si ce sont tous les minigraffitis produits durant cette période, car il arrive que je ne garde pas de trace photographique, ou que je perde la photo d'un minigraffiti. Cela dit, c'est à coup sûr une grande partie des pierres peintes et déposées par-ci par-là entre novembre 2017 et septembre 2018. Cela correspond, grosso-modo, à ma première année à Barcelone. Lors de mes débuts à BCN, le projet Minigraffitis a pris une tournure différente. J'avais, à l'époque, troqué les pierres contre des dessins encadrés, déposés ou accrochés dans la rue. Cette méthode me permettait de varier les designs et les formats et proposait, sans doute, un résultat plus visible et plus attrayant pour les passants. Toutefois, cette pratique est plus chère et chronophage à produire que les petites pierres, ce qui mènera à son arrêt (bien que je n'exclue pas de reprendre ce format de façon occasionnelle, maintenant que j'y pense). Mais si le coût de l'encadrement éta...
Voici une petite série faite en 2019/2020. La série est en réalité plus fournie (une dizaine de dessins au total), mais seuls ceux-ci ont été numérisés. Ces illustrations ont été faites durant ce laps de temps où je suis revenu à des choses plus colorées, plus chaotiques (voir cet article ). Tous les dessins sont réalisés en technique mixte (acrylique, encre, crayon, collage...) sur papier aquarelle A3. Ils représentent une accumulation de graffitis qui se superposent, laissés par différents clans du jurassique alternatif : les amazones du Gonzo Gator Gang, les sorciers du Shady Shamans Posse, et les Jurassic Cyber Punks (les amazones cybernétiques).
Ces derniers mois, je suis beaucoup moins productif, ce qui explique que je tarde à publier plus que je ne voudrais. Ma pratique s'est tournée complètement vers le carnet de croquis, le tout saupoudré de réflexions en tout genre, mais principalement d'ordre technique : encrage, graphisme, composition, usage des couleurs, style du papier, et ainsi de suite. Cette étape introspective, qui semble durer bien trop longtemps, a toutefois du bon. Ça me permet de me recentrer, d'affiner ou de redécouvrir des techniques. Une des conséquences de ces réflexions a été la modification de la charte héraldique que j'utilise depuis environ deux ans . En effet, j'ai décidé d'ajouter une couleur, l'orange, à cette palette d'aquarelles. Si cette couleur est rare en héraldique (comme le pourpre, que j'utilise déjà), mais elle est admise. L'ajout de cette couleur me donne plus d'amplitude pour mes colorisations. Avec un peu de recul, je me suis rendu compte que c...
Série d'illustrations numériques réalisée en 2014, sur une marotte qui m'avait alors traversé tête. Les dessins sont faits à la main (graphite, encre), la colorisation est numérique, les éléments et textures sont piochés dans ma base d'images personnelle (photographies de mon cru, vieux papiers et éléments faits à la main puis digitalisé). Comme en atteste ce dernier dessin, j'ai eu une époque un peu inspirée "Art Nouveau", qui n'aura pas duré. Toutefois, de cette fugace inspiration, un certain goût pour les compositions parfois plus symétriques et travaillées sera resté.
Comme on pouvait le ressentir dans les carnets de croquis publiés dernièrement, je revenais progressivement à un travail plus léger, plus épuré, à base de techniques liquides. Ce carnet contient encore de petits reliquats de choses faites à l'acrylique, mais l'aquarelle et les encres dominent incontestablement. Le lavis au thé fait son retour et sert pour des expérimentations dans lesquelles il devient un complément à ma palette de couleurs. C'est dans ce même laps de temps que, pour des raisons pratiques, j'ai décidé de mettre l'acrylique de côté, plus précisément la peinture acrylique appliquée au pinceau. La principale raison est le manque de place. Pour la première fois depuis que je vis à Barcelone, je possède mon propre "coin atelier", comme je l'appelle. Mais tout est dans le nom : c'est plus un "coin" qu'un "atelier". D'abord pensé pour le dessin, pas vraiment pour la peinture. De plus, mon espace de travail e...
Un de mes petits passe-temps, il y a des années, était de me bricoler mes propres carnets de croquis. Avec des résultats plus ou moins douteux, de la reliure en collier Colson aux coutures encollées particulièrement laides et épaisses, le tout pour attacher des paquets de feuilles à la qualité discutable, comme des vieilles feuilles à imprimante. Forcément, ça donnait des carnets pas toujours agréables à utiliser. Le plaisir que l'on éprouve au contact d'un carnet, dicte énormément comment on le remplit, ou même si on va tout simplement le remplir. Pour avoir souvent bâclé ou abandonné des carnets que j'avais fabriqués, je ne le sais que trop bien. À cause de cela, j'ai arrêté de le faire. Pourtant, au début de cette année, je me suis surpris à de nouveau créer mes propres carnets. J'ai sensiblement amélioré la technique, après 2 carnets déjà mieux réussis, mais pas encore top. Le premier, je l'ai défait, le second, je n'ai pas pu me résoudre à le finir. Le ...
S'il y a bien une chose qui me manquait, c'était un scanneur. J'utilisais celui de ma copine, qui a l'avantage d'être au format A3, mais le bousin multifonction est terriblement encombrant en plus d'avoir fait complètement crasher mon ordinateur la dernière que j'ai voulu l'utiliser. Un plantage en règle, puisque mon PC refusait de redémarrer, m'obligeant à réinstaller Windows. Tout ça à cause d'un pilote. Cette mésaventure m'ayant découragé de l'utiliser, je suis resté sans rien scanner pendant près d'un an. Oui, je suis ce dessinateur qui reste des mois sans un moyen de scanner ses dessins et ne s'en inquiète pas. Ça en dit long, non? Mais ces temps sont révolus, puisque j'ai enfin investi dans un scanneur Canoscan Lide 300 . Ces petits Canoscan sont les scanneurs que j'ai toujours utilisés et je n'ai jamais eu à m'en plaindre. Ils sont au format A4, ce qui peut être limitant, mais comme je dessine généralement e...
La fin de 2021 et le début de 2022 ont vu le retour d'un travail plus chargé, au rendu plus opaque et "pop", grâce au retour en force de l'acrylique. Si je n'ai jamais totalement exclu cette technique (elle ressort toujours quelque part dans mon travail, même de façon très succincte), il y a des périodes, des cycles, où elle revient comme principale technique. Ça a été le cas ces derniers mois. En cours de route, toutefois, le retour à quelque chose de plus épuré pointe le bout de son nez. C'est l'amorce de ce qui se passera dans les carnets suivants, et qui dictera ma conduite dans les semaines qui suivront.